NOTE

i La marginalité de l’amélioration de l’image comme partie intégrante du processus de pré-traitement, provient, en premier lieu, de l’absence de consensus entre les différents auteurs sur le simple usage du terme pré-traitement, ce qui dès lors amène l’information de manière confuse au débutant en télédétection. Plusieurs auteurs n’utilisent tout simplement pas de terme spécifique associant ensemble toutes les étapes préalables à l’interprétation de l’image (Bonn et Rochon, 1992 ; Butler et al., 1992 ; Caloz et Collet, 2001 ; CCCOT, 2008 ; Jensen, 2005), ou à l’opposé, ils consacrent une partie notable de leur ouvrage au pré-traitement sans définir où débute l’interprétation (Campbell*, 2007). En deuxième lieu, la discordance entre les auteurs sur la délimitation du pré-traitement affecte en parallèle la compréhensibilité de l’amélioration de l’image dans sa finalité. Par association, cela fait aussi ressortir le fait que d’entrée de jeu, le but, les fondements et la démarche des étapes du traitement ne sont pas uniformes d’un ouvrage à l’autre, et, ne sont pas vulgarisées suffisamment pour le débutant en télédétection. À titre d’exemple, Campbell (2007) mentionne que « la plupart [des opérations de pré-traitement] peut être catégorisée parmi l’un des trois groupes [suivants] : [1] les extractions de caractéristiques [qu’il réfère peut après comme étant l’extraction de l’information], [2] les corrections radiométriques, et [3] les corrections géométriques » (traduction libre). Par ailleurs, il ne consacre aucune partie de son ouvrage sur le processus de l’amélioration de l’image, et après son chapitre sur le pré-traitement, il passe directement à celui sur la classification [l’interprétation de l’image numérique, mais sans son contexte]. L’auteur mentionne clairement, toutefois, que le « pré-traitement forme une phase préparatoire qui, en principe, améliore la qualité de l’image servant de base pour les analyses ultérieures qui s’appliqueront à extraire l’information de l’image » (traduction libre), et, il termine son chapitre sur le pré-traitement en abordant des opérations décrites par les autres auteurs comme faisant partie de l’amélioration de l’image (p. ex. l’utilisation de filtres). En contraste, le CCCOT (2008) mentionne qu’« on appelle fonctions de pré-traitement les opérations qui sont normalement requises avant l’analyse principale et l’extraction de l’information [l’interprétation] ». Somme toute, bien que les différents auteurs n’utilisent pas spécifiquement l’expression extraction de l’information pour le processus de l’amélioration de l’image, ils semblent pourtant tous d’accord sur le fait que cette amélioration à proprement parler permet de faire ressortir ou d’accentuer des caractéristiques aidant l’analyste à extraire l’information de l’image ou à la préparer pour son interprétation. En ce sens, les propos de Campbell font en fait l’unanimité en plus d’être corroborés par les mêmes exemplifications d’opérations visant à améliorer l’image. En réalité, les opérations de correction et d’amélioration de l’image du pré-traitement constituent, respectivement, les préparatifs et les tout débuts de l’extraction de l’information, qui au final, est révélée sous sa forme ultime ou escomptée au terme de l’interprétation. Au débutant en télédétection, il semble donc primordial d’entrevoir aussi, dès l’étape du pré-traitement, que les méthodes à la carte employées au cours des processus successifs du traitement de l’image contribuent à l’extraction de l’information, à savoir, la finalité de l’interprétation, qui elle, sera élaborée dans la section suivante.